Je vais vous raconter, non pas ma meilleure randonnée, mais ma seule randonnée. Elle a été très instructive dans le sens où nous avons fait pas mal de conneries...
L'été dernier, avec Aurélie, nous avions prévu de passer 2 semaines chez ma soeur à Toulouse et nous voulions faire une petite randonnée de 1 ou 2 jours, tous les 2 en liberté, pépère. 1ère mission : trouver un centre qui propose ce type de rando. Déjà qu'en temps normal, c'est pas facile, mais en plus, il semble qu'autour de la ville rose, ils ne soient pas du tout branchés dada ! Une grande ville comme ça, et il n'y a rien pour monter ou presque... Bon plan pour monter une structure d'ailleurs, il va falloir qu'on y pense... J'ai donc fini par trouver un centre grâce au net dans le département d'à côté (me demandez pas, je suis nul en, géographie ! c'est le département juste à l'est où il y a Carcassonne). On prévoit donc 2 jours en étoile avec dodo sur place dans une guitoune.
Le jour J, on se pointe tout content, et on attends notre tour... Parce qu'il y a vachement de monde... Enfin, c'est à nous ! On nous désigne 2 superbes fjords à aller chercher et à préparer. Jusque là, pas de problèmes, si ce n'est :" qu'est ce que je fais de cette sangle que j'ai jamais vu ???" Une fois nos bébêtes parées, les sacoches pleines et l'ordre défini (Aurélie devant et moi derrière vu que c'est elle qui à la jument de tête et le plus d'expérience), le proprio se pointe, me file une photocopie de carte, et me lance "voilà le parcours d'un rallye qu'on a fait le week-end dernier ; c'est tout simple et c'est encore balisé ! Vous pourrez vous arrêter déjeuner au niveau de ce lac artificiel là si vous voulez..." Aurélie met la photocopie dans son porte-carte et nous voilà partis.
Au bout d'1/4 d'heure environ, je dis "on teste l'arrêt pour voir ?" "OK." 2ème mission : faire arrêter ses animaux avec leur cou de taureau. Parce qu'on a beau leur avoir mis des pelhams de déglingos, si tu leur mets pas la tête dans le mur ou dans le bosquet, ils s'arrêtent pas. Par contre, agréable surprise, ils réagissent hyper bien à la jambe. On continue et on arrive dans un village. Là, j'adore ! Le bruit des sabots qui se répercutent contre les murs, les gens qui sortent pour nous regarder passer, les enfants qui ont des yeux comme des soucoupes et qui vous saluent... Rien que du bon. Sauf que je flippe toujours que mon cheval glisse sur le goudron. Et une bonne descente s'amorçe... Bien entendu, un roquet choisit ce moment pour débouler et gueuler comme un connard à hauteur de ma tête (descente oblige). Heureusement, les patapoufs qu'on nous a fourni en ont vu d'autres et ma monture ne bronche pas une oreille, contrairement à moi... Au passage, vive les vrais chevaux d'extérieurs !
La suite se passe sans problème pendant une bonne 1/2 heure. Il est à noter qu'on a du traverser une putain de nationale méga fréquentée, surtout par des poids lourds.
Tout à coup, Aurélie me dit "Igor, prépare-toi à prendre la tête, je me bats avec ma jument depuis 5 minutes : elle veut rebrousser chemin." A peine, elle finit sa phrase que sa jument fait demi-tour, les précipitant toutes les 2 dans une haie. Je donne une bonne pression de jambes au mien et je passe devant en prenant le trot ; Aurélie raccroche les wagons.
Durant l'heure et demie qui suit, rien de notable si ce n'est quelques cafouillages dans la lecture de la carte.
Dans une montée, je donne 1 bon coup de talon à ma bête prend le galop, je la reprends de suite n'ayant pas prévenu Aurélie. Je lui dis alors que je me ferais bien un bon galop. Aurélie me réponds qu'elle reprendra alors la tête, mais qu'elle préfère attendre un tronçon plus agréable pour ça (on est sur des cailloux). On descends de selle histoire de marcher un peu, Aurélie "potasse" alors la carte.... Et là, c'est le drame !
La suite et la fin au prochain épisode…
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D'ici 15 ans : plus de pétrole ; il faudra bien savoir se débrouiller à cheval !!!